28 juillet 2012

J.O. Paramédicaux ? Pourquoi pas ?

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On l'a vu, lu, entendu, ressenti...les Jeux Olympiques 2012 ont commencé "officiellement" à Londres hier soir, quelques jours après le début de quelques épreuves dont le foot, avec des matchs à l'intérêt divergeant tel que Colombie - Corée du Nord. Ce regroupement de 26 sports, ventilés en 302 épreuves, verra du 25 juillet au 12 août s'affronter 10 490 athlètes de 204 pays différents (cf. page officielle Wikipédia). Mais loin de ce tapage médiatique incessant, il y a des choses dont on ne parle pas...

Je ne vais pas aborder l'immense outrage sportif que peut représenter le manque de sports tels que le rugby, le squash, le base jump, le parkour ou même le Quidditch, le rodéo ou les courses le samedi après midi à Auchan quand il n'y a "pas grand monde" ainsi que la descente de vodka. Non, je me suis posé la question : "est-ce que l'on pourrait faire des jeux olympiques hospitaliers ?"

En effet, il y aurait matière à décerner de nombreuses médailles, peut-être pas aussi rentables dans la carrière des professionnels de santé, mais qui au moins représenteraient des défis supplémentaires.

Comme par exemple le "100 mètres pilule" nécessitant de toute infirmière une concentration sans pareille. Il s'agit de donner le bon traitement, dans la bonne chambre, en un bon temps, sur l'ensemble d'un secteur de soins. Ou alors la "transmission de vitesse" : établir un nouveau record, sur deux catégories, écrite ou orale, sur les transmissions faites en service sur un échantillon de patients.

J'en connais qui seraient excellentes en "marche paramédicale" correspondant à rejoindre, en partant du service de soins, le service de radiologie pour aller chercher les radios demandées, le plus rapidement possible. Où même le "sprint d'urgence", où munie d'un chariot d'urgence avec une roue qui couine, l'infirmière doit rejoindre le bout du couloir du service.

L'indispensable épreuve de "préparation thérapeutique" mènerait une professionnelle devant un plateau rempli de produits à préparer, avec un temps à battre. Le "changement de tenue" verrait plusieurs concurrentes s'affronter pour une médaille lors d'un changement de tenue, souillée durant la journée. La plus prompte serait récompensée. Une petite épreuve supplémentaire ? Le "marathon paramédical", uniquement proposée dans les services bossant selon une amplitude horaire de 12 heures. En plein été, dans un service bien caniculaire.

En parlant de récompense, on peut déjà féliciter chaleureusement tous les personnels médicaux et paramédicaux, qui vont faire un travail énorme durant cette compétition, pensez donc mesdemoiselles, qu'elles (les infirmières) vont prendre soin des sportifs musclés à qui il va falloir certainement poser des électrodes voir des bandages sur des pectoraux et autres muscles improbables.

Et messieurs (parce qu'il y en a :p), pensez à tous ces infirmiers qui dans leur travail harassant vont peut-être avoir à faire des soins sur de jeunes femmes sportives capables de postures de gymnastes contraires aux lois de la physique et qui n'ont aucun complexe quant à leur physique.

N'empêche, on peut aussi transposer ça à tous les personnels de santé s'occupant des fêtes de Bayonne ou d'ailleurs. Tout aussi médiatisé, plus dans la rubrique "faits divers" que dans les pages régulières, l'évènement demande un grand nombre de personnels, pour parer à des problèmes comme des dégradations, des blessures à l'arme blanche ou en s'accrochant à une vache, des pré-noyades ou des alcoolisations massives.

Leur boulot est tout à fait essentiel, pour que la majorité des festayres puissent continuer à faire la fête malgré les problèmes causés par quelques uns de leurs camarades manifestement venus pour autre chose que le respect et la bonne ambiance.

Et j'imagine les représentants sportifs de chaque pays qui viendraient sélectionner les "espoirs" dans les IFSI de leur région, pour un entraînement intensif... En attendant ces moments improbables qui n'arriveront jamais, on peut déjà se contenter de ce que nous avons déjà, comme épreuves pouvant être qualifiées d'olympiques : le "remplissage de portfolio", avec la sous catégorie "équipe de référents multiple", corsant le tout, mais aussi le "100 mètres Diplôme d'Etat" consistant à hurler en courant en ligne droite lors des résultats du diplôme. J'ai toutes mes chances lors des jeux d'hiver pour celle-ci.

Allez, on va quand même regarder quelques unes de ces magnifiques épreuves sportives, pour moi ce sera l'occasion de voir le plongeon, le tir à l'arc, le hockey sur gazon, le canoë kayak, le trampoline, le handball et le water polo. On n'aime la même chose, les voir se dépasser, suer, eux sont multi-diffusés, applaudis même quand ils perdent, et parfois élevés au statut d'idoles médiatiques, "nous" sommes dans le même registre, comme plusieurs autres professions.

Nous sommes médiatisés à "notre manière" quand nos collègues bloquent la gare Montparnasse ou quand un patient flanque un coup sur l'un d'entre nous après une attente de 7 heures aux urgences. Mais même si nous ne serons jamais en une de L'Equipe, nous serons toujours des maillons essentiels, peut-être discrets, de la société. Comme les anneaux olympiques, nous sommes reliés par quelque chose d'identique aux sportifs. Eux l'amour des jeux, du sport, nous l'amour du métier, de nos patients. C'est beau, non ?

Posté par spouky à 19:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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