07 juillet 2012

Here we go...again.

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Alors que les températures commencent à monter, que le soleil montre sa frimousse de derrière les nuages, que les "chanteurs" débitent leurs textes abêtissants composés de couplets monosyllabiques et/ou en franglais sur des thèmes avilissants pour les femmes, dans l'unique espoir de décrocher le titre de tube de l'été, certains se préparent à aller se faire dorer la couenne sur la plage, entre deux averses.

D'autres également attendent fébrilement la fin juillet, pour les résultats du diplôme d'état infirmier, première session de ce qui s'annonce être la première fournée de blouses blanches,  issues d'un système "novateur, et permettant de représenter au plus juste une profession très demandeuse de jeunes talents". C'est pas de moi, mais de l'adjoint d'un ministre. Bref, avant de sortir de l'institut de formation et de récolter ce que l'on m'a maintes et maintes fois répété durant mon dernier stage : "vous allez voir, ca va être un grand ball-trap" (merci pour nous...), certains se sont faits rattraper par la dure réalité. Comme moi par exemple, qui voit le diplôme s'éloigner jusqu'en décembre, pour quelques ECTS manquants. Peut-être parce que c'est plus hype de penser que cela fera un beau cadeau de noël, ou de venir le chercher en renne, ça reste pour autant une nouvelle qui m'a plombé mon anniversaire, car oui, je viens d'avoir 24 ans.

Je m'incline donc une nouvelle fois devant le mur de briques que j'essaie de défoncer à coup de tête depuis trois ans. J'irais vois si je ne peux pas trouver des outils en solde dans un magasin de bricolage quelconque pour éviter d'abîmer ce qu'il me reste de matière grise. Mais ce n'est que partie remise, en attendant tout aussi fébrilement les consignes de notre directrice quant aux consignes sur les ECTS à récupérer.

Je ne lancerai pas de débat inutile sur le fait que certains IFSI ont permis à des étudiants ayant passé durant trois ans la biologie ou les cycles de la vie, socles essentiels normalement de la première année, sans les avoir, et qui ont pu obtenir ces matières sur un plateau d'argent. Un IFSI a même accordé la bagatelle de 8 ECTS à un étudiant ric-rac (tu parles, il était plus dans un fossé !) pour se présenter devant le jury du D.E. Deux poids deux mesures, mais aussi un outrage clair et non discutable sur le fait que l'on ne se destine pas à être bureaucrates, mais bien infirmiers, il y a des limites. Quand on ne sait pas répondre en troisième année à une question basique comme "Quelles sont les fonctions des reins ?" on ne donne pas la matière à un étudiant. Enfin.

En stage quand j'ai pu un jour argumenter à une infirmière que je savais où était le palatin, elle m'a regardé comme un malade et m'a demandé si j'avais triché. On n'est pas plus bêtes. Juste universitaires. C'est une nouvelle manière de faire, d'apprendre. Tout ce qui est nouveau ne plaît pas, c'est pour cela que les soldes sont souvent faits sur des articles de l'année passée.

Mais bon, c'est tout de même dur de bien prendre la "possibilité d'acquérir de bonnes bases pour exercer prochainement" quand tu avais rangé tes livres religieusement en te disant : ah ca y est ca y est. Il y a les proches aussi, qui en prennent un coup, et pour qui ce report peut être mal interprété.

Il faut dire que le fait de bientôt pouvoir voler comme un gros moineau dans la vie active avait éclairé mes nuits sombres après ce dernier stage insomnisant. Mais il y a déjà trop de monde sur les lignes électriques, donc nous restons en cage en attente de ces mois d'hiver.

Ces deux mois de vacances permettront sans doute de contre balancer les choses et de remettre d'aplomb mon petit égo de fourmi enfin promise au vol nuptial avec la société. Ca va me permettre de réviser un bon coup l'intégralité des notions des trois ans, parce que cela ne fait jamais de mal, et parce que je ne souhaite pas servir de paillasson dans mes prochaines aventures.

Il est aussi question d'écrire, de beaucoup écrire. En une semaine, 80 pages de nouvelles ont déjà été dégluties par mon four imprimante laser. Autant commencer à établir des vraies règles, des vrais personnages, des vrais mondes, une vraie histoire pour un vrai livre. C'est aussi le moment pour vous de rester branché à ce blog, qui sera comme d'habitude alimenté tout l'été, et par la suite également.  

C'est l'occasion de délester un esprit moribond d'une tonne de soucis en regardant des films, que l'on ait déjà vu ou non des blockbusters, une bonne toile durant une soirée, c'est déjà un formidable moyen de détente. Dans la brume électrique, Gran Torino, Million Dollar Baby, REC, King Kong, V pour Vendetta, Splice, Machete, L'amour extra large, les saisons de The big bang theory, Scrub...

Et pourquoi pas piocher dans l'inimaginable pile constituant le grand retard de lecture que j'ai pu accumuler durant ces quelques mois en ne faisant que bosser (mais non, ne dites pas "pour rien" ca va en froisser) ? Voyager dans un monde inconnu, s'aventurer au travers des pages comme un étudiant éthyliquement peu fier, c'est très grisant !

Et continuer à s'extasier devant l'enthousiasmante stupidité de quelques uns de mes voisins, qui adorent répéter leur nom en boucle durant de longues minutes pour tester l'écho de la galerie marchande où je réside...quand ce n'est pas le jeu de "qui se fera le plus mal en descendant à cloche pied et en talon aiguille les escaliers de l'immeuble à quatre heures du matin dans le noir complet ?" J'avoue, c'est électrisant.

Bon début d'été à toutes et tous, bonne farniente ou bon boulot, faites vous un épiderme bien caramélisé et faites de belles rencontres sur les plages ou dans des soirées. Le monde ne vous attend pas forcément, et vous n'aurez probablement jamais ce que vous voulez en temps utiles, alors autant éviter d'y penser, jusqu'à la prochaine fois.  

  

Posté par spouky à 21:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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