07 juin 2012

Déménager, entrer dans la vie active, profiter ?

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Alors que certaines se lamentent de la future disparition du cacao dont on nous parle dans les journaux, entre deux cannibalismes dus à une drogue qui ne tardera pas à envahir la planète, d'autres sont déjà passés en mode berserk pour dégoter leur futur appartement étudiant, souvent dans une ville qu'ils ne connaissent pas, ou très peu. Ce qui permet généralement aux agences ou au Crous de les caser "là où il y a de la place" à savoir dans des studios immondes ou alors près des "centres d'intérêt" idéaux si tu es insomniaque.

Quant à nous, pauvres hères totalement ratiboisés par la formation qui finit de nous passer dessus en roulant de tout son poids, devons nous organiser pour bientôt, pour la plupart d'entre nous, aller nidifier ailleurs, souvent pour la première fois dans la vie active.

C'est un des soucis que je rencontre actuellement moi aussi. J'envisage toutes les possibilités, même si je ne suis encore sûr de rien. Où aller, que faire et quand ? Comment ? J'ai donc pris une feuille blanche et tracé les destinations qui me semblaient propices, à un futur exercice professionnel, et à un épanouissement personnel satisfaisant.

PARIS : cette ville, j'en rêve la nuit. Elle a tout. Culture, multitude d'hôpitaux, ambiances, transports... Les principaux soucis étant qu'elle est victime de son succès. La pollution, les loyers trop élevés, et surtout l'importante disparité entre les arrondissements et la banlieue en font un choix très, voir trop aléatoire.

BORDEAUX : Que dire ? Bordelais depuis bientôt sept ans, j'avais en tout premier lieu très mal apprécié la ville à mon emménagement. Puis au fil des mois, j'ai découvert des qualités. Il fait souvent beau, le centre est pas mal, il y a pas mal de choses à y faire... Les soucis sont évidemment d'ordre de popularité : plein de gens s'y installent, donc les loyers montent, des travaux s'effectuent un peu partout, les lieux piétons, comme les trottoirs, les zones de promenade sur les quais, semblent devenir exclusivement réservées aux vélos, les transports en communs sont victimes de leur succès, et si l'on n'habite pas "à Bordeaux", mais proche des banlieues, bon courage pour trouver un moyen de transport le matin.

TROYES : De prime abord, Troyes, c'est pas vendeur. Une ville où il fait froid, avec du vent de la pluie et de la neige, où les habitants ont tous un charmant accent, ca ne donne pas envie. Pourtant, pour le prix d'un loyer "normal" vous pouvez y avoir un "petit château". Il n'y a pas grand monde, la campagne est à deux pas, et il y a plein de choses à faire pour qui aime bien tout ce qui touche à la verdure...ou à la charcuterie. Mais le revers du bouchon de champagne, c'est que, pour avoir vécu dans le département quelques années, c'est que c'est vide, en comparaison avec une ville comme Bordeaux, et que j'ai très peur d'un nouvel isolement, dans une bourgade où je ne connais pas grand monde, et où surtout, le permis est quasiment obligatoire tant les villages sont éloignés les uns des autres, avec option trophée Andros les jours de gel.

AIX EN PROVENCE : La nostalgie. Quinze années. J'ai passé quinze ans là bas, près de la fontaine de la Rotonde, à vivre pépère mes jeunes années. A regarder "Les Minikeums" dans ma petite chambre. Je n'aurais jamais dû quitter ce lieu. Et maintenant il est sur la liste des probabilités géographiques...en points positifs : les souvenirs, l'ambiance de la Provence, les platanes, le cours Mirabeau, les gens qui parlent fort avec un si joli accent et des mots comme pastaga, peuchère, avec la tapenade qui coule à flots, et l'aïoli...Mais bon, ne nous voilons pas la face, il y a aussi du négatif, à savoir une invasion de personnes très imprégnées de culture (des gens qui affluent dès qu'ils entendent des noms d'artiste alors qu'ils ne s'y connaissent pas), qui font monter très haut les loyers, alors qu'avant c'était une ville très abordable, le réseau de transport en commun est semble t'il assez pauvre, les vélos en libre service ont été retirés, et la gare n'est pas en ville mais à une dizaine de kilomètres de là. De plus, même si tous mes amis d'enfance y sont encore, je n'ai pas les mêmes attaches qu'eux, j'ai perdu tous mes repères, et je suis persuadé que même après les avoir arpentées quinze ans durant je pourrais me perdre dans les petites rues :)

RENNES / ST MALO : La Bretagne. Une des régions où je suis le moins allé, mais qui me bouleverse toujours quand je vois des reportages ou des photos dessus. Quelle beauté, quelle ambiance, les embruns, les pêcheurs, cette omniprésence du prénom "Loïc" (je rigole)... Evidemment, je ne les connais pas assez pour me prononcer sur une des deux villes, quoique, l'une des deux est beaucoup plus chère que l'autre, et je crains l'arrivée des touristes durant les bonnes saisons. L'offre de soins est assez disparate "en ville", et c'est aussi un facteur à prendre en compte.

LILLE : J'ai failli y faire ma formation infirmière. Mais j'ai eu le slip tiré de là par un coup de fil salvateur fin août 2009 de mon IFSI bordelais. Que dire de cette ville ? Des gens mais alors super sympathiques. Je n'ai jamais vu un tel niveau de gentillesse, j'étais même battu ^^. Des très bonnes spécialités culinaires aussi, et un gros potentiel culturel. Les soucis : une grande partie de la ville m'a été fortement déconseillé par plusieurs agents immobiliers. Plusieurs portes de la ville sont très mal vues, et un quartier en particulier est soumis à de fortes pressions actuellement, un collègue en a déménagé il n'y a pas si longtemps que ça et il me dit "revivre" depuis. Ne reste plus qu'à se caler dans le vieux Lille, mais à quel prix... Les transports, je n'ai testé que le métro, tout automatisé, mais bien bondé en heures de pointe.

GUERET : Non, ne rigolez pas, cette ville fait partie de ma liste. Guéret, c'est dans la Creuse, une des deux régions les plus pauvres de France, pourtant une de celles dont on entend le moins parler aux infos. Là bas c'est calme. De quoi me rappeler un brin l'Aube et Troyes. Je ne connais pas vraiment l'endroit mais cela à l'air très bucolique. On me l'a décrite comme "très sympa" mais je n'en sais pas plus. Les points négatifs seront à coup sûr l'isolement, et le manque de biens immobiliers dans le coin.

LYON : Ca c'est une ville qui en a, il faut le dire. Idéalement située géographiquement dans le sud, très bien pensée pour les déplacements urbains, véritable puits de culture et de balades, de choses à faire, elle est malgré tout inconnue pour moi. Je n'entends que du bien de cette ville, et il serait sûrement grand temps de m'y intéresser.

PAU/PERIGUEUX/DAX/BAYONNE/ANGOULEME/MONT DE MARSAN : J'ai fait une belle brochette du sud-ouest pour continuer, car j'ai trouvé extrêmement étonnant que les prix de l'immobilier (et de la vie) soient beaucoup plus faibles dans ces villes qu'à Bordeaux, pourtant proche. Le pouvoir magique de l'UNESCO et des vieilles pierres doit jouer... En attendant ces villes sont très attrayantes, très coquettes. Il y a une bonne ambiance et surtout des paysages très agréables, un bon milieu de vie. A découvrir probablement.

CANADA : Oui, le Canada est une très belle ville. Plus sérieusement, le Canada m'attire beaucoup. Surtout Montréal. Ce mélange architectural proche d'une ville américaine me fait vraiment adorer ce pays, où les gens sont très sympathiques, et où tout est à redécouvrir. Les points faibles : il fait souvent -20 en octobre, et pour immigrer vers ce pays, il faut disposer normalement d'un capital conséquent, permettant une vie normale sur leurs terres. Un dispositif intelligent, pour un système beaucoup moins permissif que le nôtre, mais certainement plus juste dans son déroulé car il renvoie une juste image des fonds dont j'aurai besoin pour mon installation, pour ne pas me retrouver le bec dans l'eau, en difficulté au début de ma vie professionnelle.

AUSTRALIE : "Encore ?" "Ben c'est le jeu ma pauv' Lucette". Les kangourous m'ont toujours fasciné, comme les plages et les villes de Sydney, Melbourne ou Cambera. Un pays malheureusement très peu francophone, et où même en étant bilingue j'aurai du mal à survivre sans parler un peu ma langue natale de temps en temps. A noter aussi une immigration très difficile, avec les lois en vigueur.

SUISSE :  Le lac Léman. C'est une des choses qui me donne envie d'aller vers ce pays. Sans compter qu'ils font du très bon chocolat aussi. Mais j'aime les paysages et la cuisine, que voulez-vous ? Je vous vois venir de très vite en courant, je n'irai pas là bas pour l'argent. A moins d'être frontalier, travailler là bas ne présente pas plus d'intérêt financier. OK, vous allez toucher 4000 €/mois, mais allez voir votre loyer tripler par rapport à un loyer "français". Le coût de la vie y est très élevé, mais cela reste un super coin où vivre. Sans compter qu'il y a été dépeint un super système de santé, où la mise en place de formations, tutorats et promotions pour la santé prennent une place prépondérante. Et j'aime bien ça.

Voilà globalement ce que je retiens comme destinations sympathiques, à exploiter sympathiquement avec mon futur certainement sympathique diplôme. Où poser ses petites fesses pour exercer ? Le choix sera peut-être difficile, tant j'ai pu m'habituer à une ville comme Bordeaux, même si elle périclite parfois, elle reste tout de même très appréciable sur certains points, et le fait d'avoir fait ma formation, et certains stages ici me permet d'obtenir des connaissances dans les services, et surtout une vue d'ensemble de ce qu'il se fait dans la région.

Ne reste plus qu'à l'achever, cette formation, car elle n'est pas encore totalement finie, avec sa soutenance, ses repêches et ce dernier stage, pour enfin espérer préparer tout ce petit bazar pour être fin prêt(e) dès le 20/07, jour des résultats. Y'a plus qu'à, comme on dit. En attendant, je préfère préparer ma (je l'espère) dernière évaluation de stage de cette formation, qui aura lieu ce week-end. Zen, relax. A l'attaaaaaaaaque !



Commentaires sur Déménager, entrer dans la vie active, profiter ?

    eh bien avec toutes ces villes tu as le choix ! Mais tu peux très bien emménager dans une ville qui n'est pas parmi cette liste.
    Tu as toute la France devant toi. Après bien évidemment il faut voir aussi comme tu le dis, les transports, la qualité des soins dans la région etc.
    Tu finiras bien par trouver un jour.
    JE te souhaite bon courage pour la suite.

    Posté par futur-infirmière, 07 juin 2012 à 23:00 | | Répondre
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